Médailles et chapelets

Ces objets ne sont pas des amulettes : dans la tradition catholique, ils n'ont aucune vertu propre et valent par ce qu'ils rappellent. La distinction est ancienne et constamment rappelée, la frontière avec la superstition ayant toujours été mince dans la pratique populaire.

La médaille miraculeuse

Frappée à partir de 1832 selon la description donnée par Catherine Labouré, elle porte sur une face la Vierge entourée d'une invocation, sur l'autre un monogramme surmonté d'une croix et deux cœurs. Sa diffusion a été considérable, au point que le mot médaille désigne souvent celle-ci par défaut. La médaille de saint Benoît, couverte d'initiales latines, et la croix de saint Christophe, associée aux voyageurs, sont les autres pièces les plus répandues.

Le chapelet

Un chapelet compte 59 grains : cinq dizaines séparées par un grain isolé, et une amorce de cinq grains portant la croix. Les matières vont du bois d'olivier de Terre sainte au cristal, en passant par la graine, la nacre et le métal. Les chapelets de Lourdes et de Fatima, souvent rapportés de pèlerinage, sont fabriqués en très grande série.

Bénédiction

Un objet de piété peut être béni par un prêtre ou un diacre, geste gratuit par définition : vendre une bénédiction constitue une simonie, formellement prohibée. L'objet béni n'est pas censé être revendu comme tel, et la coutume veut qu'il soit donné ou remis à une paroisse plutôt que jeté lorsqu'il est usé.